Le 2 janvier, le prix de votre journal sera relevé de 10 centimes. 1,30 € en semaine et 1,50 € le week-end avec les suppléments TV et Version Fémina. Dans un contexte de flambée générale des prix, cette hausse était inévitable. Nous vous expliquons pourquoi.

Le Télégramme reste l’un des quotidiens français les moins chers. En ce mois de décembre 2022, alors que notre journal coûte 1,20 € en semaine, le prix moyen à l’exemplaire des quotidiens régionaux français est de 1,32 €. La presse nationale affiche, quant à elle, un prix moyen de 2,70 €. Depuis plus de deux ans déjà, des titres prestigieux comme Le Monde ou Le Figaro ont franchi la barre des 3 € en kiosque !

Demeurer un journal populaire, accessible au plus grand nombre, sans transiger sur la qualité de l’information ni la qualité du service apporté à nos lecteurs (portage à domicile, développement des services numériques…) est depuis toujours la préoccupation centrale du Télégramme. En presque 80 ans d’histoire, cela lui a permis de se développer en toute indépendance et de faire face aux vents contraires quand il le fallait, jusqu’à être aujourd’hui le troisième quotidien de France par sa diffusion imprimée.

En un an seulement, le prix à la tonne de papier journal est passé de 400 à 1 000 €.
En un an seulement, le prix à la tonne de papier journal est passé de 400 à 1 000 €. (Photo Lionel Le Saux)

Une hausse vertigineuse du prix du papier

Malgré les efforts consentis à tous les niveaux de l’entreprise, les contraintes économiques ont atteint un niveau tel qu’une répercussion sur le prix de vente devient nécessaire pour la viabilité même de notre exploitation. Le secteur de la presse écrite, déjà fragile, est confronté à une hausse brutale du prix des matières premières, en particulier du papier.

L’industrie papetière, fortement concentrée, a réorienté une partie importante de sa production de papier journal vers la production de carton d’emballage afin de répondre à l’explosion du commerce sur internet. En un an seulement, le prix à la tonne de papier journal est passé de 400 à 1 000 € !

Rapporté au coût de revient total d’un exemplaire, le coût des matières premières (papier, plaques offset, etc.) a déjà augmenté de 8 centimes (de 9 à 17), et le coût du transport (carburant), de 3 centimes. Cela fait 11 centimes de charges en plus. Voici, en toute transparence, à quoi vont servir les dix centimes d’augmentation qui seront appliqués début janvier…

Le Télégramme, ce sont 500 collaborateurs dont plus de 300 basés au siège de l’entreprise, à Morlaix (29), mais aussi 500 correspondants locaux et sportifs et près de 800 porteurs à domicile qui viven
Le Télégramme, ce sont 500 collaborateurs dont plus de 300 basés au siège de l’entreprise, à Morlaix (29), mais aussi 500 correspondants locaux et sportifs et près de 800 porteurs à domicile qui vivent et travaillent ici, en Bretagne. (Photo Lionel Le Saux)

Emploi local

Notre priorité est de préserver le niveau de moyens humains permettant de satisfaire un public breton exigeant. Le Télégramme, ce sont 500 collaborateurs dont plus de 300 basés au siège de l’entreprise, à Morlaix (29), mais aussi 500 correspondants locaux et sportifs et près de 800 porteurs à domicile qui vivent et travaillent ici, en Bretagne. Autant d’emplois qui ne sont pas délocalisables, autant de familles qui contribuent à la vitalité de nos territoires.

Avec plus de 200 cartes de presse dans son effectif, notre rédaction est, proportionnellement à notre zone de diffusion, l’une des plus importantes de la presse française. C’est un choix assumé, qui nous a permis, dans un monde en pleine mutation, de tenir le cap : une information de qualité, assurée par des professionnels de terrain, proche des préoccupations des citoyens. Nous sommes convaincus que c’est un gage de bien-vivre et de progrès pour la Bretagne. Merci pour votre confiance.

Le Télégramme met en service actuellement une nouvelle rotative pour faire de son imprimerie l’une des plus modernes d’Europe.

Vous l’avez remarqué ? Depuis votre édition du 19 juin, Le Télégramme est un tout petit peu plus petit, de quelques millimètres en hauteur et en largeur. Un détail qui vous a peut-être échappé car la surface imprimée, elle, n’a pas changé. Par contre, ce qui a probablement attiré votre attention, c’est la forte amélioration de la qualité d’impression, aussi bien du texte que des photos.

Ces améliorations ne sont pas le fruit du hasard mais d’un projet d’envergure engagé il y a deux ans : le remplacement des deux rotatives de votre quotidien, installées en 1996 et 2001. La plus âgée d’entre elles a imprimé pas loin du milliard de journaux en 26 ans.

Forte automatisation

La nouvelle machine, fabriquée en Allemagne par Manroland, leader mondial des solutions d’impression, a pris, seule, le relais des deux autres grâce à des avancées technologiques exceptionnelles en termes de vitesse d’impression et de changement de plaques offset entre le tirage de chacune de nos 19 éditions locales. L’ensemble des automatismes de cette rotative, y compris l’alimentation en papier et le contrôle des encrages, assurent une qualité exceptionnelle d’impression.

MORLAIX (29) : la nouvelle rotative Manroland imprime le journal Le Telegramme
Après l’acheminement des plaques offset auprès de chaque groupe d’impression, des bras automatisés assurent leur pose sur la rotative. (Le Télégramme/Lionel Le Saux)

Édouard Coudurier, P-DG du Groupe Télégramme, résume ainsi le sens de cet investissement de 23 millions d’euros, l’un des plus importants cette année dans l’industrie de la pointe bretonne : « Cette rotative permet au Télégramme de continuer à proposer à ses lecteurs un journal à fort tirage et éditions multiples, dans des conditions optimales de qualité, de temps et de rentabilité ». Surtout, cet effort de productivité et de qualité sur le journal papier permet d’accélérer le développement « de nouveaux services numériques ».

Outre la qualité d’impression, les progrès portent également sur l’impact environnemental de notre process industriel : les plaques offset ne nécessitent désormais plus de produits chimiques ; la gâche papier (c’est-à-dire les journaux de début de tirage d’une édition, de qualité insuffisante, qui ne sont pas mis en vente) est réduite ; la chaleur produite par la rotative permet de chauffer une partie de l’eau sanitaire et de chauffage de l’entreprise. Rappelons que Le Télégramme est imprimé sur papier recyclé

pour 70 % de son tirage.

MORLAIX (29) : la nouvelle rotative Manroland imprime le journal Le Telegramme
Le déplacement des rouleaux de papier et leur pose sur les dérouleurs sont entièrement automatisés. (Le Télégramme/Lionel Le Saux)

Une période de rodage

Mettre en service une machine capable d’imprimer 25 journaux à la seconde, n’est pas une mince affaire. Depuis le 19 juin, nos lecteurs en ont parfois pris la mesure, avec quelques retards de distribution ou tournées de portage non assurées. Depuis cette date et jusqu’à la fin août, nous avons été contraints de réduire notre nombre d’éditions locales de 19 à 7 pour remonter à 9 ce mardi 5 juillet, sans perte importante de pages locales grâce à une hausse de la pagination totale. D’ici quelques jours et jusqu’à la fin août, ce nombre passera à 10.

MORLAIX (29) : la nouvelle rotative Manroland imprime le journal Le Telegramme
La rotative est pilotée par l’équipe de l’imprimerie depuis ce poste de pilotage. (Le Télégramme/Lionel Le Saux)

Imprimer 165 000 à 185 000 journaux tous les soirs entre 23 h et 3 h du matin, pour les distribuer avant 7 h dans toute la Bretagne, c’est un remarquable défi quotidien. Il est relevé chaque nuit par les équipes de l’imprimerie et des expéditions, dirigées par Olivier Berthelot, mais aussi par toute la chaîne de distribution du journal, dont nos 1 200 vendeurs-colporteurs de presse qui assurent nos 700 tournées de portage dans les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Morbihan.

Cet investissement et cette mobilisation des équipes vont contribuer dans les semaines et mois à venir à améliorer la qualité éditoriale de votre journal, son impression et sa distribution. Une qualité de service que nous devons à vous, lecteurs, dont la fidélité est le fruit de ces efforts continus.

MORLAIX (29) : la nouvelle rotative Manroland imprime le journal Le Telegramme
La rotative Colorman permet d’imprimer jusqu’à 90 000 journaux par heure. (Le Télégramme/Lionel Le Saux)